Comme la santé est une évidence, un dû, un droit, un droit à la gratuité, il y a plein de questions que les patients ne se posent pas, ou ne cherchent pas à résoudre, parce qu’ils sont en France, et qu’en France, la santé, c’est une carte de crédit verte sans avance de frais.
- Quel est le prix de mon traitement ?
- Quel est le prix des examens que je passe ?
- A combien revient mon intervention chirurgicale ?
- De quoi ai-je été opéré au juste ? (Pas seulement d’une cicatrice)
- Pourquoi n’ai-je pas connaissance de mon dossier médical ?
- Pourquoi les compte rendus sont ils envoyés à mon médecin et pas à moi ?
- Pourquoi devrais-je lire le compte rendu médical, je n’y comprends rien de toutes manières ?
- Pourquoi devrais- je me souvenir des examens que l’on m’a faits il y a 2 mois quand j’ai déjà eu les mêmes symptômes ?
- Pourquoi me dit-on de ne pas aller aux urgences alors que c’est la troisième fois que j’ai mal au ventre en un mois, et que les 2 autres fois on n’a rien trouvé ?
Il y a aussi plein de demandes qui en surprennent certains
- Apporter les résultats des examens antérieurs
- Connaitre les médicaments que l’on prend
- Savoir quels examens ont été réalisés par le précédent médecin visité
- Se souvenir ou l’on a été hospitalisé et pourquoi
- Etre capable de préciser à quel médicament on est allergique
- Ne pas venir aux urgences quand on a mal depuis 2 mois
- Prévenir le médecin quand on ne peut pas venir au rendez-vous de consultation
La gratuité apparente de la santé est un piège.
Le patient français a plein de droits
- ne pas se conformer au parcours de santé qu’on lui propose,
- consulter autant de médecins qu’il veut
- répéter des examens déjà faits, en se retranchant derrière « c’est le médecin qui l’a demandé »
- affirmer que les médecins ne lui ont rien expliqué.
- ne pas tenir compte des explications de ses médecins, parce qu’il ne veut pas faire l’effort de tenir compte des explications
- ne pas s’impliquer réellement dans sa prise en charge
- considérer que le système de santé est à sa libre disposition, qu’il peut en user et même en abuser selon son vouloir.
- Trouver le délai de rendez-vous trop long
- trouver que :
- l’on attend trop dans la salle d’attente
- ce n’est pas normal que les urgences soient débordées (cf, plus haut, il veut tout de même y venir quand il veut)
- L’accueil n’était pas assez attentionné
- Les papiers ne sont pas bien remplis
- si La sécu ne rembourse pas, forcément c’est que le médecin s’est trompé
- Ils n’ont pas trouvé ce qu’il a
- il veut être guéri d’une infection sans prendre les médicaments, parce qu’il n’aime pas les médicaments
- il veut des examens sophistiqués, mais refuse l’IRM, car il est claustrophobe (il ne prend donc pas l’ascenseur..)
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Le patient a plein de droits, au motif qu’il a payé d’avance via ses cotisations
C’est triste à penser, mais s’il réglait tous les soins médicaux, comme s’il faisait des courses, il prendrait alors la peine de se demander ou est le meilleur rapport qualité-prix.
S’il devait sortir l’argent de sa poche, il ne viendrait pas plusieurs fois de suite aux urgences pour des pathologies non urgentes ; s’il devait régler quand il n’honore pas un rendez-vous, il n’oublierait pas de prévenir ; s’il devait avancer la somme quand il fait 2 fois les mêmes examens, il réfléchirait avec son médecin sur leur opportunité ; s’il rémunérait le temps que son médecin lui consacre au téléphone, il ne l’appellerait pas si souvent. S’il payait ses médicaments, il n’achèterait plus ceux qu’il ne prend pas. Si l’hospitalisation lui avait coûté un bras, il n’aurait pas oublié dans quel hôpital il était passé.
La France.. un système de santé peu onéreux pour les patients, quoi qu’on en dise. Face à un certain nombre de patients devenant de vrais acteurs de leur santé, combien se retranchent dans la passivité et l’absence de volonté de se prendre en charge. Sans généraliser, bien sur, combien sont persuadés d’avoir investi, via leurs cotisations, la liberté de se faire soigner selon leur propre vouloir, sans se préoccuper des dépenses que cela génère. Combien attendent d’être très malades pour comprendre que la santé n’est pas un devis gratuit, mais un bien précieux … qui a du prix, et qu’ils seront particulièrement bien soignés et pris en charge grâce à notre système de santé.
La gratuité de la santé est une idée louable en terme d’accès, mais désastreuse en terme de responsabilisation des utilisateurs du système. Trop de patients estiment que les médecins ont un devoir d’engagement obligatoire et financé par l’état. Trop de patients vivent dans le mythe que leurs cotisations assurent une sorte de pré-paiement d’avance qui leur autorise la liberté d’utiliser le système de santé à leur gré. Trop de patients pensent que c’est aux médecins et aux soignants de tout gérer les concernant. Et puis, en écho à cela, trop de médecins, lassés de se voir toujours mis en cause dans les dysfonctionnements, ont renoncé à l’éducation thérapeutique de patients qu'ils n'arrivent pas à cadrer, par manque de temps, d'énergie, d'assistance.


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. L'anse est reliée à un générateur, qui envoie un courant électrique mixte, courant qui permet en même temps de sectionner et de coaguler.
l'anse se dirige vers le pol
et ... ce n'est pas une perforation ! ce que l'on
voit au fond de la plaie, c'est la partie musculaire profonde de la paroi.
. En cas de perforation pas trop large, on en met
plusieurs, comme ça:
puis on surveille le patient quelques jours en hospitalisation et généralement cela se
passe bien. L'intervention chirurgicale reste bien sur incontournable en cas de gros trou dans la paroi. Il se produit environ 6 perforations pour 10000 examens dans les centres
d'endoscopie.
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... propre
et normal !
et voila, sur la photo, c'est moi ! . Dans la salle, nous sommes toujours 3: le gastro, l'infirmière, et l'anesthésiste. L'infirmière nous aide d'une part en nous passant les instruments
pour les gestes techniques, d'autre part en appuyant au bon moment sur le ventre du patient afin de bloquer la formation de boucles intestinales liées au passage de l'endoscope.
Lorsque l’on parle de relation thérapeutique, on évoque toujours 2 personnages : le médecin et le patient. Pourtant, outre ces protagonistes, il y a l’action liée à
l’acte thérapeutique. Première action, et non des moindres, la prescription de médicaments.
La symbolique du traitement
Les traitements courts pour maladie aigue, et les
traitements prolongés pour maladie chronique.
La raison pour laquelle on prend le
médicament.
La dimension magique :
La manière de donner:
Médecin de santé publique, de la CPAM, du ministère de la santé, de la HAS, de réseau, etc, mon parcours médical
me conduit à vous fréquenter.
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